utopod 033
Les Hommes-Snoopy meurent tous comme les chèvres du Bengale
de Jean Pettigrew
29 août 2009
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Aujourd’hui, un superbe texte de dark space op’ : « Les Hommes-Snoopy meurent tous comme les chèvres du Bengale ». Écrite par Jean Pettigrew, cette nouvelle est originellement parue en 1984 dans le numéro 21 de la revue québécoise Imagine. Elle a ensuite été reprise dans l’Anthologie de la science-fiction québécoise contemporaine, publiée en 1988 par la Bibliothèque québécoise sous la direction de Michel Lord.
Né en 1955 au Québec, Jean Pettigrew est un géant des littératures de genre francophones, domaine où il œuvre tour à tour comme critique, anthologiste, rédacteur en chef, directeur littéraire et éditeur. Collectionneur émérite et lecteur insatiable, il est considéré comme un grand spécialiste de la SF, du fantastique, de la fantasy et du polar. En tant qu’auteur, Jean a publié à ce jour une soixantaine de nouvelles, novelettes, novellas et pièces de théâtre. En 1996, il cofonde les éditions Alire – qu’il dirige à ce jour – et y publie de grands noms des littératures de l’imaginaire tels que Patrick Senécal, Élisabeth Vonarburg et Joël Champetier.
Le lecteur du jour est Cédric Simon, nouvel arrivé dans l’équipe d’utopod. Cédric est né en 1983 en région parisienne. Ingénieur du son diplômé, il se lance dès 2003 dans des études universitaires de théâtre qu’il mène d’abord en France puis en Suisse romande, ce qui lui permet, parallèlement à la comédie, de pratiquer entre autres les arts du cirque et la musique. Fraîchement sorti de la Haute école de théâtre de Suisse romande, Cédric vient de rejoindre la troupe du Théâtre des Osses à Fribourg.
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Rendez-vous le 26 septembre prochain pour une nouvelle de Jean-Claude Dunyach, « Déchiffrer la trame », lauréate de nombreux prix littéraires, traduite vers l’anglais et publiée dans le prestigieux magazine britannique Interzone.











30 janvier 2010 - 12:23
J’ai beaucoup aimé cette nouvelle, très noire.
14 février 2010 - 20:29
J’ai aussi beaucoup aimé cette nouvelle. Mais je me pose des questions.
Attention ne lisez pas la suite si vous n’avez pas écouté la nouvelle!
Je sais qu’il y a volontairement une partie d’inexpliqué dans l’histoire mais peut-être que quelqu’un peut me donner son point de vue.
Pour moi l’histoire de la chèvre et du tigre est une métaphore qui fascine le narrateur parce qu’elle le renvoie à sa propre situation, condamné quoi qu’il puisse faire.
Cependant il rencontre l’occupant d’une autre niche qui a apparemment été dévoré par un tigre. Est-ce une matérialisation de la métaphore? L’imagination du narrateur? Quoi?
Il y a aussi la châtelaine dont on en sait rien.
Dernière chose, savez-vous si Jean Pettigrew a-t-il écrit d’autres choses basées sur le même univers?
Sinon, super nouvelle et super ambiance audio.
15 février 2010 - 09:56
Bonjour Léonard,
Je suggère que vous postiez ce message également sur le forum, en créant un nouveau fil consacré à l’épisode 033. La raison ? Il y a quand même plus de passage sur le forum, et je pense donc que la discussion pourra y démarrer plus facilement.
Salutations utopodiennes,
Lucas
20 mars 2010 - 18:37
Bonjour Lune, Léonard et Lucas,
Je sais, je suis un peu en retard pour répondre, mais je viens tout juste de prendre connaissance de vos bons commentaires, et tiens tout d’abord à vous en remercier.
Pour répondre à Léonard, s’il est vrai que la métaphore fascine le narrateur parce qu’elle s’apparente à sa situation, elle indique aussi que, contrairement au jugement peu élogieux qu’il a prononcé à l’encontre du Passager rencontré en croyant que celui-ci s’était suicidé, il en est maintenant rendu à croire que, tout comme la chèvre, le suicide est peut-être la seule solution qu’il lui reste s’il veut éviter l’enfer.
Et toujours pour répondre à Léonard, une autre nouvelle s’inscrivant dans le cycle des Hommes-Snoopy a été publiée en son temps, il s’agit de « Hors de la Sphère Noire, lignitude 237,44 N », dans Solaris 59 (1985). Malheureusement, ce numéro est épuisé depuis longtemps.
Enfin, pour faire un rapide topo sur cet univers que j’ai créé et développé dans les années 1980, il faut savoir que les deux nouvelles s’inscrivent dans un grand planning narratif qui, pour faire le tour de l’histoire de ce mégavaisseau, prévoyait trois romans et une douzaine de nouvelles intercalaires. Où l’on apprend, bien entendu, ce qu’il en est des Châtelaines, mais aussi de l’origine du Vaisseau, du Capitaine et de mille autres choses qui sont particulières à cet environnement étrange. Les aléas de la vie (et surtout l’impossibilité, à l’époque, de placer ces romans et ces nouvelles) ont fait tomber dans l’oubli tout le projet. Et maintenant, comme je n’ai plus le temps d’écrire avec mes charges d’éditeur et de directeur littéraire, tout ça demeurera vraisemblablement dans mes cartons… et dans ma tête :-))
Cordialement,
Jean